LCL Select Transatlantique (Sept 2026)
Par LCL Emissions · Distribué par LCL
Publié le 12 octobre 2026Ce produit suppose que les très grandes entreprises cotées aux États-Unis et, dans une moindre mesure, en zone euro continueront de progresser nettement au cours des deux à six prochaines années. Comme l'indice retire chaque année bien plus que les dividendes qu'il réinvestit, il ne suffit pas que ces actions se maintiennent : elles doivent gagner environ 8 % d'ici fin 2028 pour déclencher un remboursement avec gain. Ce qui peut le faire échouer, c'est une stagnation ou une correction de ces valeurs, qui partent de leurs records, ou une baisse du dollar. Dans ce cas, le capital reste protégé tant que l'indice ne perd pas plus de 40 % à l'échéance, mais sans aucun gain après six ans.
- ISIN
- FR0014019U21
- Coupon
- Conditionnel
- Rappel
- Automatique · À partir de l'année 2
LCL Select Transatlantique (Sept 2026)
Notre avis
Ce que nous apprécions
L'indice est composé d'un panier de 50 grandes entreprises cotées des deux côtés de l'Atlantique, diversifié au niveau des titres : chacune est plafonnée à 5 % de l'indice à chaque révision trimestrielle, ce qui limite la dépendance à un seul titre. Le gain peut être versé à trois dates, par remboursement anticipé fin 2028 ou fin 2030, ou à l'échéance fin 2032, ce qui augmente les chances de le toucher, même si chaque date exige une hausse plus forte des actions. La barrière de protection du capital n'est vérifiée qu'à l'échéance : l'indice peut traverser une baisse en cours de route sans conséquence s'il se redresse avant décembre 2032.
Ce que nous n'apprécions pas
Les dividendes du panier sont faibles face au prélèvement de 5 % par an : l'indice part avec un handicap d'environ 4 points par an, ce qui rend la condition de remboursement exigeante et réduit la protection réelle, une baisse de 40 % de l'indice ne correspondant qu'à un recul d'environ 24 % des actions après six ans. Malgré le nom « transatlantique », les 15 valeurs américaines pèsent 71 % de l'indice, et le point de départ sera fixé alors qu'elles évoluent près de leurs records. L'indice est calculé en euros : une baisse du dollar pèserait sur sa valeur. Son historique avant juin 2026 est simulé.
Quel est le rendement offert ?
Le gain annoncé rémunère un effort réel. Il vaut 9 % par année écoulée, versé en une seule fois au remboursement, à condition que l'indice soit au moins à son niveau de départ à l'une des trois dates d'observation.
D'après le DIC, cela donne :
- remboursement fin 2028 : 118 % du capital, soit 8,63 % par an ;
- remboursement fin 2030 : 136 % du capital, soit 7,99 % par an ;
- remboursement fin 2032 : 154 % du capital, soit 7,47 % par an selon le DIC.
Ces rendements sont calculés à partir du 18 décembre 2026, date retenue par le DIC pour ce calcul. Rien n'est versé avant le remboursement, et le gain est plafonné : une forte hausse de l'indice ne rapporte pas davantage.
La condition porte sur un indice à décrément, c'est-à-dire qui retire automatiquement une part fixe de sa valeur chaque année, ici nettement plus que les dividendes qu'il réinvestit : les actions du panier doivent donc progresser de façon sensible pour que l'indice retrouve son niveau de départ, comme détaillé dans la section suivante.
A quoi est adossée l'évolution du produit ?
Cinquante grandes entreprises, à plus de 70 % américaines
L'indice de référence est l'Euronext Transatlantic Select 50 Decrement NR 5 %, calculé par Euronext depuis le 23 juin 2026. Selon son règlement, il retient les 35 plus grandes capitalisations de la zone euro et les 15 plus grandes des États-Unis, pondérées selon leur taille en bourse, chacune plafonnée à 5 % lors des révisions trimestrielles.
Ce découpage en nombre de titres est trompeur. Au 30 juin 2026, les 15 valeurs américaines pesaient 71 % de l'indice, la France 8 %, les Pays-Bas 7 % et l'Allemagne 7 % (fiche Euronext). Les dix premières lignes, toutes américaines, représentaient près de 51 % : Micron, AMD, Eli Lilly, Tesla, Broadcom, JP Morgan, Amazon, Apple, NVIDIA et Alphabet. La technologie domine, et la composition peut avoir évolué depuis. L'indice étant calculé en euros, la valeur des actions américaines dépend aussi du cours du dollar.
Le décrément : un handicap d'environ 4 points par an
L'indice réinvestit les dividendes nets de ses composantes, puis retire 5 % de sa valeur chaque année. Or les grandes valeurs américaines distribuent peu : le rendement du dividende de l'indice parent était de 1,26 % brut au 30 juin 2026 (Euronext). En 2025, les actions de l'indice ont progressé de 12,17 % hors dividendes, mais la version à décrément de seulement 7,80 % (historique simulé, Euronext) : le handicap net ressort à environ 4 points par an.
Concrètement, à dividendes constants, les actions du panier devraient progresser d'environ 8 % hors dividendes pour un remboursement fin 2028, d'environ 17 % pour fin 2030 et d'environ 26 % pour toucher le gain à l'échéance. Symétriquement, la protection affichée à -40 % correspond à une baisse des actions d'environ 24 % seulement après six ans. Le prélèvement étant exprimé en pourcentage, il n'amplifie pas les baisses comme un décrément en points.
Contexte et verdict de timing
Les grandes valeurs américaines sont au plus haut : le S&P 500 termine le 9 octobre 2026 à moins de 0,1 % de son record, en hausse de 14 % depuis janvier, et le dollar a gagné près de 5 % face à l'euro sur la période (Yahoo Finance). Dans le même temps, la Fed a relevé ses taux en septembre et l'emprunt d'État américain à 10 ans rapporte 5,24 %. L'Euro Stoxx 50 reste, lui, environ 6 % sous son record d'août.
Verdict : le point d'entrée paraît élevé pour la partie américaine, qui domine l'indice. Le niveau de départ ne sera fixé qu'à la moyenne des clôtures des 22, 23 et 24 décembre 2026 : une correction d'ici là améliorerait la référence, mais rien ne permet de l'anticiper.
Scénarios de remboursement
| Scénario | Condition | Résultat |
|---|---|---|
| Rappel anticipé à l'année 2 | L'indice est stable ou en hausse par rapport à sa Valeur Initiale le 30/11/2028 | Remboursement le 18/12/2028 à 118 % du capital, soit 8,63 % par an. |
| Rappel anticipé à l'année 4 | L'indice est stable ou en hausse par rapport à sa Valeur Initiale le 02/12/2030, sans rappel préalable | Remboursement le 18/12/2030 à 136 % du capital, soit 7,99 % par an. |
| Échéance favorable | L'indice est stable ou en hausse par rapport à sa Valeur Initiale le 01/12/2032, sans rappel préalable | Remboursement le 17/12/2032 à 154 % du capital, soit 7,47 % par an. |
| Échéance — capital sans gain | L'indice est en baisse de 0 % (exclu) à 40 % (inclus) par rapport à sa Valeur Initiale le 01/12/2032 | Remboursement du capital, sans gain. |
| Échéance — perte en capital | L'indice est en baisse de plus de 40 % par rapport à sa Valeur Initiale le 01/12/2032 | Capital diminué de l'intégralité de la baisse de l'indice. Perte pouvant être totale. |
Risques à connaître
Risque de crédit
Le produit est un titre de créance émis par LCL Emissions, membre du groupe Amundi, dont le paiement est garanti par LCL, banque du groupe Crédit Agricole. Si l'émetteur et le garant faisaient défaut, ou si les autorités imposaient des pertes aux créanciers de LCL pour la sauver, l'investisseur pourrait perdre tout ou partie de son capital. Le produit n'est couvert par aucun système de garantie ou d'indemnisation des investisseurs (DIC).
Risque de liquidité
Le capital doit être considéré comme bloqué jusqu'à six ans. Le titre est coté à la Bourse de Paris, mais une revente avant le terme se ferait au prix de marché du moment, potentiellement inférieur au capital investi.
Risque de perte en capital
Si l'indice termine plus de 40 % sous son niveau de départ le 1er décembre 2032, l'investisseur subit une perte égale à la baisse de l'indice : une baisse de 55 % entraînerait une perte de 55 % du capital. La perte peut être totale.
Cette analyse est produite par L’Observatoire Financier, Cabinet de Conseil en Investissements Financiers (CIF) enregistré à l’ORIAS sous le n°21006214. Elle constitue une analyse indépendante et ne constitue ni une recommandation personnalisée, ni un conseil en investissement. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Tout investissement en produits structurés comporte un risque de perte en capital. Ne souscrivez jamais un produit que vous ne comprenez pas.
Questions fréquentes
Comprendre avant d'investir — ne souscrivez jamais un produit que vous ne comprenez pas.
Sur ce produit
LCL Select Transatlantique (Sept 2026) a une durée maximale de 6 ans, avec une possibilité de remboursement anticipé dès 2 ans si la condition de rappel est remplie (Indice supérieur ou égal à 100 % de sa Valeur Initiale aux dates de constatation des 30/11/2028 et 02/12/2030).
Votre capital est protégé à l'échéance tant que Euronext Transatlantic Select 50 ne baisse pas de plus de 60% par rapport à son niveau initial. Au-delà de cette baisse, la perte est proportionnelle.
LCL Select Transatlantique (Sept 2026) vise un rendement de 9,00 % par année écoulée, versés en une fois au remboursement : 18 % à 2 ans (8,63 % par an), 36 % à 4 ans (7,99 % par an) ou 54 % à 6 ans (7,47 % par an), selon le DIC. Conditionnel : l'indice doit être stable ou en hausse par rapport à son niveau de départ à la date d'observation. Ce rendement est conditionnel. Consultez les conditions de versement et les scénarios détaillés dans notre analyse ci-dessus.
Le rappel est automatique : à chaque date d'observation (tous les deux ans, à partir de la fin de l'année 2), si Indice supérieur ou égal à 100 % de sa Valeur Initiale aux dates de constatation des 30/11/2028 et 02/12/2030, le produit est remboursé avec le capital et les gains accumulés.
Les principaux risques de LCL Select Transatlantique (Sept 2026) sont : la perte en capital (si Euronext Transatlantic Select 50 baisse de plus de 60%), le risque émetteur (défaillance de LCL Emissions et de son garant, Crédit Lyonnais (LCL)), et le risque de liquidité (revente avant l'échéance à un prix potentiellement défavorable).
Sur les produits structurés
Un produit structuré est un instrument financier qui combine une composante obligataire (protection du capital) et une composante dérivée (exposition au marché). Il offre un profil rendement/risque prédéfini selon des scénarios fixés à l'avance.
Un autocall est un mécanisme de remboursement anticipé automatique. À chaque date d'observation, si le sous-jacent dépasse un seuil prédéfini, le produit est remboursé avec le capital plus les coupons accumulés.
La barrière de protection définit le seuil de perte maximale tolérée à l'échéance. Tant que le sous-jacent reste au-dessus de cette barrière (par exemple -40%), le capital est intégralement remboursé. En dessous, la perte est proportionnelle à la baisse.
Le risque émetteur est le risque de défaillance de la banque qui émet le produit. En cas de faillite de l'émetteur, l'investisseur peut perdre tout ou partie de son capital, indépendamment de la performance du sous-jacent.
Le rendement (coupon) est fixé à l'émission et dépend des conditions de marché : volatilité du sous-jacent, niveau des taux d'intérêt, et niveau de protection choisi. Plus la protection est élevée, plus le coupon est faible.
