Exigence 38

Par Citigroup Global Markets Funding Luxembourg S.C.A. · Distribué par Linxea

Publié le 15 septembre 2026
Ce produit s'appuie sur un panier de 50 méga-capitalisations transatlantiques — 25 américaines et 25 de la zone euro — sélectionnées sur leur seule capitalisation flottante, sans filtre thématique ou sectoriel. Il repose sur l'hypothèse que le panier d'actions maintiendra globalement son niveau au cours des douze prochaines années. La condition d'accès aux gains s'assouplit avec le temps : même en cas de recul modéré des marchés, le remboursement anticipé peut se déclencher. En contrepartie, le mécanisme de décrément prélève chaque année une ponction fixe de 50 points sur la valeur de l'indice, en remplacement du dividende réel détaché par le panier d'actions, indépendamment de la performance des marchés — un frein invisible qui durcit le pari.
ISIN
FRC764210882
Coupon
Conditionnel
Rappel
Automatique · fin mois 12
LinxeaEn souscription

Exigence 38

Morningstar Transatlantic 50 DecrementIndice action
Objectif de rendement10,50 % par an
Protection du capital
−50% · Barrière à l’échéance
Durée max12 ans

Notre avis

Ce que nous apprécions

La diversification est le principal atout de ce produit. 50 valeurs, deux zones géographiques d'égal poids, un plafond individuel de 15% et un rebalancement trimestriel limitent la dérive de concentration à long terme et permettent de capter simultanément la dynamique des méga-caps américaines (technologie, IA, consommation) et celle des grandes valeurs européennes (industrie, banques, luxe). Contrairement aux indices thématiques concentrés sur quelques secteurs, ce panier large réduit le risque de choc sectoriel isolé. L'historique réel de l'indice atteint plus de trois ans (lancement le 21 février 2023), ce qui donne un peu plus de matière tangible que les indices propriétaires récemment créés. Enfin, la barrière d'autocall dégressive — de 100% à 70% sur onze ans — améliore la possibilité de sortie anticipée sur les 132 dates d'observation mensuelles.

Ce que nous n'apprécions pas

Le décrément de 50 points par an est prélevé en points fixes, et non en pourcentage : à un niveau d'indice d'environ 850 points début juillet 2026, ces 50 points représentent environ 5,86% de la valeur de l'indice par an. Le dividende réel historique du panier depuis 2016 est de 2,55% en moyenne selon la brochure, ce qui ne suffit pas à compenser ce prélèvement, qui pèse en permanence sur la trajectoire de l'indice. Ce handicap s'alourdit mécaniquement si l'indice recule : plus l'indice baisse, plus les 50 points prélevés pèsent lourd relativement à sa valeur. La concentration effective sur les méga-caps technologiques américaines est également marquée — ASML, NVIDIA, Apple, Microsoft, Amazon et Alphabet totalisent environ 35% de l'indice à eux six. Enfin, près de 48% de l'indice est composé d'actions américaines libellées en USD : une appréciation de l'euro face au dollar pénaliserait la performance de l'indice indépendamment de l'évolution des marchés actions. À l'entrée, les indices américains évoluent en zone de records avec des valorisations tendues sur le segment technologique, ce qui limite la marge de progression rapide.

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Quel est le rendement offert ?

Le rapport effort/récompense de ce produit dépend fortement du timing de rappel. En sortie rapide, dès la première année, le rendement annualisé atteindrait 9,57 % net — un niveau élevé, en contrepartie d'un risque réel de perte en capital et d'une immobilisation de durée inconnue.

Le rendement n'est jamais versé chaque année : il n'existe pas de coupon périodique. Le gain n'est perçu qu'en une seule fois, au moment du rappel anticipé ou à l'échéance. Dans le meilleur scénario d'échéance — le produit va jusqu'à son terme de douze ans et l'indice clôture au-dessus de 67 % de son niveau initial — le gain total atteindrait 126,00 % du capital, soit une valeur de remboursement de 226 % (le capital serait multiplié par 2,26) pour un rendement annualisé net d'environ 6,37 %. L'écart avec le 10,50 % affiché s'explique par l'absence de réinvestissement intermédiaire : les gains s'ajoutent sans produire eux-mêmes d'intérêts.

Le scénario cible est le rappel anticipé. Si les marchés transatlantiques résistent — c'est-à-dire si l'indice se maintient au-dessus de son niveau de départ à l'une des dates d'observation mensuelles, dès la fin de la première année — le produit serait remboursé avec un gain de 0,875 % par mois écoulé, soit 10,50 % au terme des douze premiers mois. À partir du 24ème mois, la barrière descend à 97 %, puis 94 % en année trois, et ainsi de suite jusqu'à 70 % en onzième année. Après quelques années, l'indice pourrait avoir reculé sensiblement et déclencher quand même le rappel avec la totalité des gains capitalisés.

La condition d'accès se heurte toutefois au décrément. L'indice perd 50 points par an de façon mécanique, indépendamment de ce que font les marchés. Aux niveaux actuels (environ 850 points début juillet 2026), cette ponction représente autour de 5,86 % de la valeur de l'indice — largement au-dessus du dividende naturel du panier, estimé à 2,55 % en moyenne historique. Les actions transatlantiques doivent donc non seulement résister, mais surperformer nettement cette ponction annuelle pour déclencher le remboursement — un effet amplificateur détaillé plus bas dans la section sous-jacent. La condition est exigeante à court terme, plus plausible sur trois à cinq ans si les méga-caps américaines et européennes conservent leur dynamique.

A quoi est adossée l'évolution du produit ?

Un indice large transatlantique construit sur mesure

L'indice de référence est le Morningstar Transatlantic Select 50 Decrement 50 Point GR EUR (code Bloomberg : MEGA50 Index), calculé et publié par Morningstar depuis le 21 février 2023. Derrière ce nom se cache un panier de 50 valeurs sélectionnées automatiquement parmi les plus grandes capitalisations boursières flottantes de la zone euro et des États-Unis : 25 titres américains, 25 titres de la zone euro, pondérés selon leur capitalisation flottante, avec une répartition cible 50/50 par région et un plafond individuel de 15 %. La composition est revue semi-annuellement, les pondérations sont rebalancées trimestriellement.

Les principales lignes au 30 juin 2026 sont ASML (10,17 %), NVIDIA (7,21 %), Apple (6,53 %), Microsoft (4,26 %), Amazon (3,60 %), Alphabet A (3,22 %), Siemens AG (3,07 %), Broadcom (2,70 %), Banco Santander (2,64 %) et Allianz (2,40 %). La répartition géographique effective au 30 juin 2026 fait ressortir États-Unis 47,98 %, France 16,51 %, Allemagne 12,47 %, Pays-Bas 10,17 %, Espagne 7,46 %. La concentration sur les méga-caps technologiques américaines est marquée : ASML, NVIDIA, Apple, Microsoft, Amazon et Alphabet totalisent environ 35 % de l'indice à eux six.

Le décrément : un coût structurel en points fixes

Cet indice intègre un mécanisme de retranchement fixe : chaque année, 50 points sont automatiquement déduits de sa valeur, indépendamment de la performance des marchés (ces 50 points sont répartis quotidiennement sur l'année). Or les dividendes bruts annuels réels versés par les entreprises du panier ne rapportent qu'environ 2,55 % par an en moyenne (source Bloomberg, brochure Linxea). Aux niveaux actuels de l'indice (environ 853 points début juillet 2026), les 50 points prélevés pèsent environ 5,86 % de sa valeur — bien plus lourd que le dividende naturel du panier. Le décrément ampute donc structurellement la performance de l'indice au-delà de ce que compenserait le rendement naturel des composantes.

Le choix d'un décrément en points fixes — et non en pourcentage — a une conséquence importante : si l'indice recule, les mêmes 50 points pèsent proportionnellement plus lourd. Cet effet amplificateur accélère la baisse en marché défavorable, contrairement à un décrément en pourcentage qui resterait constant en poids relatif. C'est un handicap silencieux qui pénalise particulièrement les scénarios de marché latéral ou baissier.

Contexte macroéconomique et verdict de timing

L'indice offre une exposition combinée aux marchés américains et à la zone euro. À mi-septembre 2026, le S&P 500 vient d'inscrire un nouveau plus haut de clôture à 5 354 points, porté par les Sept Magnifiques et le cycle intelligence artificielle. Ces sept valeurs (Apple, Microsoft, Alphabet, Amazon, Nvidia, Meta, Tesla) pèsent à elles seules environ 34 % du S&P 500, avec Nvidia qui vient de franchir les 3 000 milliards de dollars de capitalisation, dépassant Apple. Elles se traitent à environ 24 fois les bénéfices anticipés, un niveau élevé même s'il a un peu reculé depuis les pics de fin 2025.

Côté banques centrales, Kevin Warsh, nouveau président de la Fed depuis mai 2026, a réaffirmé fin août à Jackson Hole que la banque centrale « a encore du travail à faire » face à une inflation persistante (indice PCE à 3,7 % sur douze mois, 4,1 % en rythme semestriel). Une hausse de 25 points de base est attendue à la réunion du 17 septembre — la première depuis 2023. En zone euro, la BCE a relevé son taux de dépôt de 25 points de base à 2,50 % le 11 septembre 2026, tout en reconnaissant que l'inflation devrait rester au-dessus de la cible de 2 % jusqu'à la première moitié de 2027.

L'indice se traite fin juin 2026 autour de ses plus hauts historiques, avec une performance simulée cumulée de +16,47 % sur un an, +38,00 % sur cinq ans et +73,28 % sur dix ans.

Verdict : le point d'entrée apparaît élevé. La diversification transatlantique, l'équilibre entre grandes régions et la barrière dégressive sont des atouts structurels ; les valorisations tendues sur les méga-caps technologiques américaines, le durcissement monétaire simultané des deux côtés de l'Atlantique et le décrément en points fixes justifient la prudence.

Scénarios de remboursement

ScénarioConditionRésultat
Scénario favorable (rappel anticipé au mois 12)L'Indice clôture à un niveau supérieur ou égal à 100% de son Niveau Initial à la première date de constatation mensuelle (25/10/2027)Capital initial + 0,875% x 12 mois = 110,50% du capital initial
Scénario favorable (échéance)L'Indice clôture à un niveau supérieur ou égal à 67% de son Niveau Initial à la date de constatation finale (25/10/2038), sans remboursement anticipé préalableCapital initial + 0,875% x 144 mois = 226,00% du capital initial
Scénario médianL'Indice clôture à un niveau strictement inférieur à 67% mais supérieur ou égal à 50% de son Niveau Initial à la date de constatation finaleRemboursement du capital initial (100%). TRA net de -0,60%.
Scénario défavorableL'Indice clôture à un niveau strictement inférieur à 50% de son Niveau Initial à la date de constatation finaleCapital initial diminué de l'intégralité de la baisse de l'Indice. Perte en capital partielle ou totale.

Risques à connaître

Risque de crédit

Le produit est un titre de créance (EMTN, c'est-à-dire un titre de dette émis par une banque et vendu à des investisseurs) émis par Citigroup Global Markets Funding Luxembourg S.C.A. et garanti par Citigroup Global Markets Limited. En cas de défaut de l'émetteur et du garant, l'investisseur pourrait perdre la totalité de son capital, quelle que soit la performance de l'indice. Le groupe Citigroup fait partie des grandes banques américaines et son niveau de solidité est considéré comme correct par les agences de notation, sans pour autant offrir la sécurité d'un émetteur souverain de premier rang. Le produit n'est pas couvert par le Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution (FGDR), le mécanisme public français qui protège l'épargne bancaire classique jusqu'à 100 000 euros par déposant et par établissement — protection dont bénéficie un livret A ou un compte à terme, mais pas un produit structuré comme celui-ci.

Risque de liquidité

Le capital investi doit être considéré comme bloqué pour une durée pouvant aller jusqu'à douze ans. Une revente anticipée est possible sur le marché secondaire animé par Citigroup Global Markets Europe AG, mais à un prix qui dépend des conditions de marché du moment et qui pourrait être significativement inférieur au capital investi.

Risque de perte en capital

Si l'indice clôture en dessous de 50 % de son niveau initial à l'échéance, l'investisseur subit une perte proportionnelle à la baisse. Par exemple, si l'indice a perdu 70 %, l'investisseur ne récupère que 30 % de son capital. La barrière n'est observée qu'à l'échéance : l'indice peut passer sous ce seuil en cours de vie sans déclencher la perte. La perte totale du capital est théoriquement possible si l'indice atteint zéro.

Avertissement réglementaire

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Tout investissement en produits structurés comporte un risque de perte en capital. Consultez le Document d'Informations Clés (DIC) avant toute décision d'investissement.

Cette analyse est produite par L’Observatoire Financier, Cabinet de Conseil en Investissements Financiers (CIF) enregistré à l’ORIAS sous le n°21006214. Elle constitue une analyse indépendante et ne constitue ni une recommandation personnalisée, ni un conseil en investissement. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Tout investissement en produits structurés comporte un risque de perte en capital. Ne souscrivez jamais un produit que vous ne comprenez pas.

Questions fréquentes

Comprendre avant d'investir — ne souscrivez jamais un produit que vous ne comprenez pas.

Sur ce produit

Exigence 38 a une durée maximale de 12 ans, avec une possibilité de remboursement anticipé dès 1 an si la condition de rappel est remplie ().

Votre capital est protégé à l'échéance tant que Morningstar Transatlantic 50 Decrement ne baisse pas de plus de 50% par rapport à son niveau initial. Au-delà de cette baisse, la perte est proportionnelle.

Exigence 38 vise un rendement de 0,875%/mois conditionnel capitalisé (soit TRA net max 9,57%). Rappel mensuel si indice >= barrière dégressive (100% à 70%). À l'échéance : gain total de 126,00% si indice >= 67%.. Ce rendement est conditionnel : il n'est versé que si . Consultez les scénarios détaillés dans notre analyse ci-dessus.

Le rappel est automatique : à chaque date d'observation (mensuel, à partir de fin mois 12), si , le produit est remboursé avec le capital et les gains accumulés.

Les principaux risques de Exigence 38 sont : la perte en capital (si Morningstar Transatlantic 50 Decrement baisse de plus de 50%), le risque émetteur (défaillance de Citigroup Global Markets Funding Luxembourg S.C.A.), et le risque de liquidité (revente avant l'échéance à un prix potentiellement défavorable).

Sur les produits structurés

Un produit structuré est un instrument financier qui combine une composante obligataire (protection du capital) et une composante dérivée (exposition au marché). Il offre un profil rendement/risque prédéfini selon des scénarios fixés à l'avance.

Un autocall est un mécanisme de remboursement anticipé automatique. À chaque date d'observation, si le sous-jacent dépasse un seuil prédéfini, le produit est remboursé avec le capital plus les coupons accumulés.

La barrière de protection définit le seuil de perte maximale tolérée à l'échéance. Tant que le sous-jacent reste au-dessus de cette barrière (par exemple -40%), le capital est intégralement remboursé. En dessous, la perte est proportionnelle à la baisse.

Le risque émetteur est le risque de défaillance de la banque qui émet le produit. En cas de faillite de l'émetteur, l'investisseur peut perdre tout ou partie de son capital, indépendamment de la performance du sous-jacent.

Le rendement (coupon) est fixé à l'émission et dépend des conditions de marché : volatilité du sous-jacent, niveau des taux d'intérêt, et niveau de protection choisi. Plus la protection est élevée, plus le coupon est faible.

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